Brigitte Robert - La coopération ici et à l'étranger
Toute petite, Brigitte Robert est touchée par une chanson que sa mère fait jouer au temps des Fêtes : « Petit bonhomme, où t’en vas-tu/Courant ainsi sur tes monde ne sont pas toujours répartis justement entre les humains. C’est à partir de ce moment que le désir de contribuer un tant soit peu à un monde meilleur pieds nus/Je cours après le Paradis/Car c’est Noël à ce qu’on dit » À travers la voix d’Édith Piaf, elle saisit dans sa tête et son cœur d’enfant que les biens de ce grandit en elle.Dès qu’elle en a l’occasion, Brigitte plonge dans l’action. Ce sera d’abord un projet au Sri Lanka avec Jeunesse Canada Monde. Puis, à la fin de ses études, elle enseigne pendant deux ans dans la communauté crie du Québec. Elle part ensuite pour l’Équateur pour participer à un projet du CECI de mise sur pied de garderies au sein de communautés autochtones des Andes.
Au départ, le projet de coopération visait à outiller les éducatrices sur les plans de l’animation et de la relation aux enfants. Cependant, face aux réalités rencontrées sur le terrain, Brigitte comprend rapidement que ce sont plutôt la santé et les besoins nutritionnels des enfants qui représentent les plus pressants défis que doivent surmonter les éducatrices autochtones. Brigitte recueille alors auprès des ministères et des professionnels de l’Équateur, ainsi que d’autres organismes présents dans le pays, toute l’information disponible qu’elle transmet ensuite aux femmes Quechua. C’est d’ailleurs dans la capacité d’établir une relation de confiance avec les gens, propice aux échanges d’idées, de connaissance et de façons de faire, que, selon Brigitte, réside la première condition pour assurer le succès d’un projet de coopération.De ce séjour marquant en Amérique latine (sept ans en Équateur et six mois au Honduras), Brigitte souligne la réalisation de plusieurs outils audiovisuels encore utilisés aujourd’hui par les communautés autochtones et les organisations humanitaires.

De retour au Québec depuis 2000, Brigitte demeure fidèle à son engagement envers une plus grande justice sociale. Actuellement professeur de techniques d’éducation à l’enfance au cégep Saint-Hyacinthe, elle développe et anime des stages de coopération avec ses étudiantes, principalement en Amérique centrale. En lien avec ces stages, elle a organisé dans sa région un système de rencontres linguistiques. Les futurs stagiaires aident de nouveaux arrivants hispanophones à améliorer leur français tandis que les nouveaux arrivants secondent les stagiaires dans leur apprentissage de l’espagnol.
De plus, désirant mettre à profit sa riche expérience, Brigitte participe à la mise sur pied d'un projet d'échanges interculturels dans sa région dans l’espoir de gagner ses concitoyens à l’esprit de solidarité. Elle souhaite de tout cœur que les projets de coopération se multiplient partout dans le monde et qu’ils contribuent notamment à développer des relations Nord-Sud de plus en plus équitables à tous les points de vue.





