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La protection des espèces menacées au Malawi

Cet article a été publié dans le numéro de décembre 2005 du magazine Nature Canada, une publication d'un partenaire d'Uniterra.

La conservation des ressources naturelles d’une région et la promotion du développement durable permettent non seulement de protéger des espèces importantes et leur habitat, mais aussi d’atténuer l’immense pauvreté de sa population humaine. Partout dans le monde, des naturalistes font du volontariat dans les pays en voie de développement pour préserver l’environnement et, en même temps, agissent pour réduire la pauvreté. Voici le récit d’une volontaire.

Le Malawi est un minuscule pays qui se désigne comme « le cœur chaud de l’Afrique », et c’est aussi l’un des pays le plus pauvre au monde qui se classe de façon constante parmi les dernières positions de l’indice annuel du développement humain des Nations Unies. Christine Durant, 33 ans, s’est rendue au Malawi en 2003 dans le cadre d’un poste de volontariat de deux ans avec Uniterra, un programme de coopération internationale qui offre des possibilités de volontariat à plus de XX personnes chaque année.

Sa tâche consistait à aider la Wildlife Environmental Society of Malawi à nouer des relations plus étroites avec d’autres organisations et ministères du gouvernement, à obtenir un financement plus durable et à travailler dans la communauté pour accroître la sensibilisation aux préoccupations liées à l’environnement.

Mme Durant est devenue directrice de succursale à Zomba, une petite ville située dans le sud du Malawi, où elle a aidé la Wildlife Society à établir des liens avec une association de conservation. En travaillant conjointement, les groupes ont réussi à mieux protéger le lac Chilwa situé à proximité – par exemple, en améliorant les règlements de chasse et en soutenant les sanctuaires destinés à l’élevage d’oiseaux. La région du lac Chilwa est un marécage qui revêt une importance à l’échelle internationale, abritant des effectifs de plus de 1,5 millions de sauvagine résidente et en migration.

Mme Durant a également lancé des projets scolaires visant à sensibiliser les élèves aux questions liées à l’environnement local.

« Que ce soit en créant des jardins potagers ou en travaillant sur des projets artistiques à l’aide de papier mâché, l’idée était d’éduquer les gens à propos de leur environnement », explique-t-elle. « C’est très important dans une région comme le Zomba, où persistent la déforestation, la sécheresse, le surpâturage et l’agriculture de subsistance. »

Mme Durant confie qu’il était difficile d’être témoin de l’environnement « fragile et dégradé » du Malawi.

« Mais il y a de l’espoir », remarque-t-elle. « Ce fut une expérience incroyable et motivante. C’était stimulant de constater l’impact que nous avons eu et de faire partie d’un groupe de personnes passionnées par cette cause. »

Le projet de protection du lac Chilwa se poursuit en son absence. « C’est un projet de cinq ans. Je suis partie après un an et demi, et il est toujours en place. »

Mais les récompenses ont également été personnelles : Mme Durant a rencontré son mari au Malawi, où il travaillait aussi sur un projet de développement. Les deux tourtereaux ont l’intention de refaire du volontariat à l’avenir. « Nous espérons retourner éventuellement en Afrique orientale », explique Mme Durant.