Ressources générales
Agriculture, forêt et crise alimentaireVoici une série d’articles produits par des volontaires et partenaires Uniterra pour illustrer la problématique entourant la crise alimentaire actuelle et des pistes de solutions pour y mettre fin.
Les émeutes de la faim… une crise annoncée
Par Michel Chaurette, président de l’Alliance agricole et directeur exécutif du CECI
Nous savons maintenant le drame des familles pauvres qui consacrent 80% de leurs maigres ressources à l’alimentation et qui ne peuvent payer des hausses de 50 à 100% du prix des céréales. Les membres de l’Alliance Agricole Internationale (CECI, SOCODEVI, UPA-DI) travaillent depuis des décennies auprès des associations d’agriculteurs, coopératives et autres, dans les pays les plus pauvres. Nous avons constaté sur le terrain la dégradation des conditions des producteurs agricoles. Nous avons vu l’effet des ratées du commerce mondial et du désengagement international en agriculture. C’est pourquoi nous avons créé l’Alliance Agricole en 2004. Nous avons voulu mettre ensemble nos compétences et nos ressources pour mieux appuyer les agriculteurs, particulièrement en Afrique. >>
Transformation et vente du riz local : les femmes sauvent la mise
Par Yves Yersin, volontaire Uniterra au Burkina Faso
Au Burkina Faso, la commercialisation du riz n’est pas une mince affaire. Alors que les importations vont bon train, les producteurs locaux peinent à écouler leur production. Non loin de Bobo Dioulasso, des coopératives rizicoles s’en sortent grâce au travail des femmes. Leur recette ? allier qualité et nouveaux débouchés… >>
Et si la crise alimentaire profitait aux paysans africains?
Par Suzanne Commend, volontaire Uniterra au Mali
« Nous devons cesser de produire ce que nous ne consommons pas et de consommer ce que nous ne produisons pas, pour mettre fin à la dépendance de nos pays. Nos gouvernements doivent mettre en place des mécanismes de protection de la production nationale et assurer des prix rémunérateurs aux paysans. Le potentiel de production existe, il est énorme, mais il ne pourra jamais être valorisé si les paysans ne parviennent pas à vivre de leur travail », Ibrahim Coulibaly, président de la CNOP >>
La souveraineté alimentaire en lait au Sénégal dans un contexte de mondialisation, est-ce toujours possible ?
Par Ginette Alix, volontaire Uniterra au Sénégal
Au Sénégal, le lait a non seulement un rôle économique mais il fait partie de la culture. En effet, on le consomme lors de rites religieux, dans les cérémonies de baptême, de mariage, etc. Actuellement, la production laitière du Sénégal ne couvre que le tiers de la consommation nationale en produits laitiers. Comme la demande en produits laitiers est en constante progression du fait de l’urbanisation et de la croissance démographique, l’état a recours aux importations pour répondre aux besoins des consommateurs. La filière lait est au cœur du débat entre protectionnisme et ouverture des marchés. >>
Communication sur les biocarburants, présentée au 4e forum régional de la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN), Niamey, 1er au 5 septembre 2008
Par M. Sidy Ba, conseiller politique et communication, Cadre de concertation des producteurs d'arachides (CCPA) du Sénégal, partenaire Uniterra
La montée du prix du baril de pétrole a comme conséquences une dépense de 40 % des recettes d’exportation et une facture énergétique insupportable, un casse-tête pour les pouvoirs publics. Pour pallier à ce fléau, le gouvernement du Sénégal a entrepris une politique de promotion des agro-carburants ou biocarburants. L’état du Sénégal mise surtout dans sa stratégie sur la production du Jatropha curcas. >>
Un prix plancher, pour stimuler la production rizicole au Burkina Faso ?
Par M. B. Théophile Dipama, partenaire Uniterra, Secrétaire exécutif du Comité Interprofessionnel du Riz du Burkina (CIR-B), Burkina Faso
En février et mars 2008 au Burkina Faso, « les manifestations contre la vie chère » ont endommagé violemment les principales villes du pays. En réponse, les autorités politiques ont initié des mesures pour juguler la hausse du prix du riz. Après le constat de la faible portée de ces mesures, le prix du riz pour le consommateur ayant continué sa croissance, des mesures radicales furent prises pour relancer définitivement la filière riz au niveau national. >>
