Enjeu

VIH/Sida : Entre catastrophe et désespoir

VIH-SIDA au Malawi - Un appel à la prévention et aux soins

Fiche pays - Malawi

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Récit de congé solidaire

Les Laboratoires Abbott au Burkina Faso

Récit de congé solidaire

Noushin Vahabzadeh au Malawi

Congé solidaire

Quatre employés au Malawi - Laboratoires Abbott

Quatre employés des Laboratoires Abbott Canada au Malawi

Lorsqu'on travaille pour une compagnie qui développe des médicaments pour combattre le VIH/sida, on est conscient de l'impact de la maladie sur des collectivités partout dans le monde.

Par l’entremise de l’initiative Un monde de compassion, Abbott contribue d’améliorer l’accès aux soins de santé pour les personnes vivant avec le VIH/sida dans les pays en voie de développement. Mais quatre employés d’Abbott Canada ont voulu apporter une contribution plus personnelle. Ils ont donc offert de travailler comme bénévoles dans un organisme de lutte contre le VIH/sida au Malawi.

Dianne Stephens, Matthew Steele, Tiffany Stone et Michael Gregson ne se connaissaient pas très bien lorsqu’ils sont montés ensemble dans l’avion en direction du Malawi en juillet 2006. Ils avaient en commun un grand désir de voir d’eux-mêmes les répercussions du VIH/sida en Afrique et d’apporter une contribution. Aucun d’eux n’avait jamais travaillé dans un pays en voie de développement, et seulement un des quatre avait déjà été en Afrique.

Leur souhait ne se serait jamais réalisé si le directeur des Affaires gouvernementales d’Abbott Canada, M. Laurence Dotto, ne les avait pas aidés à trouver un organisme qui pouvait les accueillir en Afrique et les assigner à un projet. Il a communiqué avec le personnel de Congé solidaire au bureau de Montréal et un partenariat entre Abbott et Uniterra a été créé. Les employés ont fait ce voyage durant leurs vacances, et Abbott a assumé 57 % des frais.

Congé solidaire offre des missions court terme aux employé-e-s d'entreprises, de municipalités et d'universités. Cette occasion novatrice de faire de la coopération internationale est un volet du programme Uniterra, une initiative conjointe du Centre d'études et de coopération internationale (CECI) et de l'Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC).

Uniterra a affecté les volontaires à un organisme de lutte contre le VIH/sida au Malawi qui pouvait profiter de quatre bénévoles à court terme. « Si nous étions allés en Afrique par nos propres moyens, nous n’aurions pas su où commencer », souligne M. Steele. « Uniterra tient compte de votre expérience, vous fait passer en entrevue, puis vous assigne à un projet pertinent dans le pays en question. Dans notre cas, ce fut le Malawi. » L’organisme de lutte contre le VIH/sida dans lequel ils ont œuvré était CAPLWHA (Caring for People Living with HIV/AIDS), dans la ville de Bangwe, près de Blantyre. CAPLWHA a été créé en juillet 2003 et compte environ 15 bénévoles à temps plein voués à la prévention de l’infection par VIH et à la sensibilisation au VIH/sida ainsi qu’au soutien des personnes vivant avec le VIH/sida.

« Nous nous rencontrions chaque matin au centre de CAPLWHA et partions voir les patients », raconte Mme Stephens. Les routes étaient en très mauvais état, et une grande partie du trajet se faisait à pied. « Nous arrivions à une petite maison perchée en haut d’une colline, dans laquelle vivait une famille de plusieurs enfants dont le père ou la mère, ou les deux, avaient le VIH. Si le père était infecté, nous insistions sur le fait que, pour que la mère reste en santé et puisse s’occuper de la famille, elle devait savoir si elle aussi était séropositive, car elle pourrait alors être inscrite sur une liste d’attente pour recevoir un traitement. » Évidemment, le VIH/sida n’est qu’une partie du problème. « Les gens n’ont pas assez d’eau et de nourriture, affirme Mme Stephens. Bien des gens que nous avons rencontrés ne savaient pas quand ils auraient de quoi manger. »

Les Canadiens ont aussi participé aux projets d’éducation de CAPLWHA dans les écoles, qui se concentrent sur la responsabilité de la famille et de la collectivité. « Tous faisaient un effort pour agir comme collectivité et s’assurer que les familles restaient ensemble pour se soutenir mutuellement et s’occuper des enfants », explique M. Steele. Il décrit comment souvent ce sont les femmes qui subissent les conséquences. « Elles doivent s’occuper des enfants et, si elles tombent malades et que le test de dépistage du VIH révèle qu’elles sont séropositives, le mari les quitte généralement. Le système social a vraiment laissé tomber les femmes. »

Certains des bénévoles qui travaillent à CAPLWHA ne sont pas beaucoup plus à envier. Une bénévole du nom d’Anisha a perdu ses deux parents au sida. Elle est elle-même séropositive et fait vivre une sœur aînée atteinte du mal de Pott (tuberculose vertébrale) ainsi que trois jeunes sœurs. Elle n’a que 12 ans. « Imaginez la responsabilité que cette fille doit assumer », déclare Mme Stephens.

Ce qu'on peut accomplir en quelques semaines est seulement un début, mais la visite des Canadiens a donné plus de poids au CAPLWHA. « On nous a dit que notre présence a donné à l’organisateur accès aux chefs », déclare M. Steele. De plus, les gens étaient contents de parler aux Canadiens. « Pour eux, nous représentons des ressources, remarque M. Steele. Le message que nous avons retenu de l’équipe de direction est : Ne nous oubliez pas. Vous avez vu ce dont nous avons besoin ».
 
Selon Mme Stephens, afin de répondre aux besoins énormes que les volontaires ont rencontrés au Malawi, chaque citoyen(ne) doit faire sa part, aussi minime soit-elle. « Lorsqu'on connaît un groupe et leurs besoins, on commence à comprendre ce qu'on pourrait faire pour les aider. Par exemple, nous avons rapporté environ 500 épinglettes fabriquées par les bénévoles du CAPLWHA et nous les vendons au Canada pour leur envoyer les revenus. Lorsqu'on connaît des gens sur le terrain, on est très motivé  à les appuyer», affirme M. Steele.

Les quatre volontaires se sont engagés à maintenir leur relation avec CAPLWHA et à tenter de continuer de les appuyer à partir du Canada.

« Abbott Canada est fière d'être partenaire de Congé solidaire depuis 2005. En offrant cette opportunité unique de bénévolat international à ses employés, Abbott démontre ses valeurs d'entreprise socialement responsable. Les employés participants ont retiré d'immenses bénéfices sur le plan de la croissance personnelle et ont partagé leurs expériences dans le cadre d’assemblées d'entreprise où ils ont été chaudement applaudis. En 2006 et 2007, Abbott Canada comptait parmi les « 50 meilleurs employeurs au Canada », selon le Report on Business du Globe and Mail. Selon nos sondages internes, nos employés ont reconnu notre participation à Congé solidaire comme un engagement significatif de la part d'Abbott envers la communauté locale et internationale. » - Laurence L. Dotto, directeur, Relations gouvernementales et Affaires extérieures

(texte et photos Abbott Canada)