Le pouvoir économique des femmes au cœur des préoccupations au Forum d’AWID

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Le 12e forum international de l’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID) sera lancé sous le thème Transformer le pouvoir économique pour avancer les droits des femmes et la justice. L’événement, qui rassemblera près de 2 200 activistes et responsables d’organisations des droits des femmes du monde entier, se tiendra du 19 au 22 avril 2012 à Istanbul, en Turquie.

Le programme Uniterra, le CECI, l’EUMC et Match International seront de la partie! Voici plus d’information sur les deux sessions qu’ils offriront.

Pour avoir un aperçu de la conférence, suivez nos blogueuses sur le blogue de Leur défi, ton défi (côté anglais)!

Les organisations de femmes investissent le champ de l'économie sociale et de la justice économique ; exemples du Guatemala, du Sénégal et du Botswana

Samedi 21 avril , de 11h30 à 13h00

Consulter la programmation de la journée du 21 avril
Présenté par : Uniterra

Le renforcement du pouvoir économique des femmes est une préoccupation croissante des organisations de femmes.  Les luttes pour la reconnaissance des droits des femmes, contre les violences sexuelles, pour la participation des femmes au pouvoir politique ne pourraient faire abstraction de l’emprise de l’économie sur nos vies et nos destinées. Les femmes ont pris conscience de l’importance stratégique d’investir ce champ d’action et d’assurer leur autonomie financière, mais également d’augmenter leur pouvoir sur les choix et décisions économiques.  Les groupes de femmes ont appuyé diverses initiatives et alternatives économiques, qui se retrouvent dans les mouvements coopératifs ou d’économie sociale et solidaire.  Au Sénégal ou au Botswana,  les femmes de milieux ruraux et urbains se sont organisées autour d’activités économiques, et des femmes victimes de violences ont retrouvé leur dignité et ont entrepris la longue route vers l’autonomie. Au Guatemala, les femmes autochtones se mobilisent pour réclamer une plus grande justice économique. 

La session vise principalement à rejoindre les femmes, les intervenantes engagées dans des actions reliées à l’autonomisation économique des femmes et à la lutte plus large pour les droits et l’accroissement du pouvoir des femmes. Nous réfléchirons sur les stratégies à développer afin de s’assurer que les alternatives économiques mises de l’avant par les femmes puissent être porteuses de changement dans les rapports inégaux entre les femmes et les hommes, entre les pays développés et en développement , entre les économies locales et les économies mondialisées.  Nous analyserons également des expériences concrètes et identifieront les conditions nécessaires à la mise sur pied d’initiatives viables, stratégiques et durables.

 Conférencières : 

  • Mariame Coulibaly (Sénégal, animatrice)
  • Brina Carina Caxaj Àlvarez (Guatemala)
  • Héléne Safiétou Diop Diouf (Sénégal)
  • Peggie Ramapha (Botswana)

 

De gauche à droite : Mariame Coulibaly (Sénégal), Peggie Ramapha (Botswana), Brina Carina Caxaj Àlvarez (Guatemala), Héléne Safiétou Diop Diouf (Sénégal)

 

Les femmes travaillent : des alliances stratégiques pour transformer le secteur du thé au Sri Lanka

Jeudi 19 avril, 13h30 à 14h30

Consulter la programmation de la journée du 19 avril
Présenté par l’Entraide Universitaire Mondiale du Canada

Tout comme beaucoup de femmes qui occupent un emploi à travers le monde, les travailleuses des plantations au Sri Lanka font face à des défis tels un accès et un contrôle inégal des ressources, des structures de pouvoir dominées par les hommes, la violence à la maison et au travail, ou de mauvaises conditions de travail. Ces réalités sont vécues dans un contexte d’inégalités ethniques et de vestiges d’un passé colonial.  Des stratégies novatrices et la formation d’alliances sont utilisées comme stratégies pour changer le pouvoir dans le secteur des plantations de thé.

Les panelistes traiteront du processus de trois points de vue différents mais complémentaires. Ils aborderont les défis, les leçons apprises et les réussites dans l’objectif de provoquer des échanges parmi les participants quant à la possibilité de reproduire des aspects du projet dans d’autres secteurs et/ou pays. Les panelistes évoqueront aussi les défis que cette approche pourrait engendrer.

Le Projet des collectivités dans les plantations (PCP) est une initiative de développement réussie qui est présentement en cours dans les hautes terres du Sri Lanka. Ce projet travaille en collaboration avec les travailleuses, les communautés et les domaines (les gestionnaires et les directeurs) afin d’identifier les enjeux clés et de leur trouver des solutions novatrices. En établissant et en renforçant les capacités et la voix des groupes de femmes, elles réussissent à transformer le secteur : inclusion des femmes en tant que superviseures, rémunération directe des femmes pour leur travail, primes de rendement, établissement de coopératives d’épargne pour un meilleur accès aux ressources, projets de santé communautaire dont des programmes de réduction des méfaits de l’alcool, mobilisation communautaire pour promouvoir l’unité et traiter des tensions ethniques (entre les travailleuses tamoules des domaines et les villageois Singhalais).  

Conférencières :

  • Katharine Im-Jenkins (animatrice)
  • Stephanie Hoey (EUMC Canada)
  • Jeganathan Rathna (EUMC Sri Lanka)
  • Velusamy Krishnaveni,Domaine Abbotsleigh, Plantations Watawala

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